mercredi 19 juillet 2017

Lisa le retour

Cette semaine, Lisa est partie en vacances en Bretagne, à Tregastel, avec son papou et sa manou.
Nous avons cru qu'elle allait changer d'avis au dernier moment, avec un bon coup de cafard le soir d'avant. Nous avons essayé de l'encourager à y aller, pour qu'elle puisse se changer les idées et apprendre à se passer de nous, mais sans l'obliger.
Et finalement, le matin, après qu'elle y ait réfléchi pendant la nuit, elle nous a dit qu'elle voulait y aller.
Du coup, nous avons perdu nos repères pendant cette semaine de "tranquillité", ça a fait un peu bizarre.
Nous en avons profité pour sortir un peu le soir, et nous sommes allé à Joinville le Pont sur la péniche du "Lapin Vert".



Après avoir dîné simplement mais agréablement avec des saucisses à la plancha (que l'on a fait cuire nous même) sur la péniche, nous nous sommes promené le long de la Marne et sur l'île Fanac.

Menthe Aquatique au bord de la Marne

Puis nous sommes retournés sur la péniche assister au concert du groupe Alala, qui venaient d'Angoulême. Son leader Malgache a créé des chansons très colorées, vivantes, et entraînantes.
Nous devions être 10-15 spectateurs à tout casser, mais les musiciens se sont bien donnés quand même et nous ont apportés beaucoup de plaisir (et à priori en ont pris eux même).



Et lorsque l'on voit un tel groupe sur scène, des vrais musiciens qui font de la vraie musique devant un si petit comité, et que l'on pense à certains morceaux entièrement commerciaux, hyper produits, superficiels (pour ne pas dire nuls) et sans créativité, qui sont vus des millions de fois sur Youtube, avec des artistes "DJ" mais finalement pas du tout musiciens, on se dit que quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans notre société...enfin c'est mon avis.


Retour de Lisa le dimanche soir, ça commençait à être long finalement et nous étions vraiment contents de nous retrouver tous les trois. en plus ses cousins de Lyon étaient là du coup c'était encore plus la fête !
Nous nous sommes d'ailleurs retrouvés tous ensemble pour l'anniversaire d'Assia le mardi suivant, en dînant au chalet des îles au milieu du lac Daumesnil.

Tous les trois ensemble


Nous devions aller initialement chez Gégène mais, mauvaise surprise, nous n'avions pas prévu qu'ils étaient fermés 2 soirs dans la semaine: lundi et mardi. Heureusement cette solution de contournement plutôt avantageuse a été trouvée. nous avons eu de la chance car tout était plein mais une table s'est libérée, et en plus bien située!


Les lumières colorées du jardin du chalet des iles


mercredi 12 avril 2017

Le Théâtre Astral

Au parc floral, non loin de la zone de jeux pour enfants, se trouve le théatre astral, qui propose des spectacles pour jeune public.
Aujourd'hui, j'y ai emmené Lisa voir le spectacle de "Mousse la Frousse", l'histoire d'un garçon timide qui apprend à devenir plus sûr de lui.
L'occasion de profiter du beau temps et de se promener au milieu des tulipes.

samedi 14 janvier 2017

Jeannot

Je me rappelle des périodes de Noel dans mon enfance. Nous allions à Lyon chez mes grands parents dans l'appartement rue de Brest. Je me rappelle des balades rue de la république ou au parc de la tête d'or. Je me rappelle des cardons à la moelle, du caviar, du foie gras truffé, des gâteaux écureuils.

Je me rappelle aussi que nous allions chez Odette et Jeannot, à Saint Cyr au Mont d'Or, et que j'aimais beaucoup ces moments. Il y avait une grande tablée avec la famille: mon frère, mes parents, grands parents, Odette et Jeannot, Nicole, leur fille, Thierry son mari et André, leur petit-fils, Yvonne, la mère de Odette.

Jeannot aimait le bricolage, les armes à feu et les westerns. Il entretenait sa voiture (à ce moment là une R16 TX) avec le plus grand soin. Il me racontait comment dans le temps il avait travaillé 55 heures par semaines, ce qui était la durée légale, et que son chef lui en avait fait baver. Il était souvent de bonne humeur et souriant. Il avait parfois des opinions bien tranchées.



Le contact a été rompu il y a quelques années avec mes parents, à la suite d'une dispute entre Odette et maman. Je ne les ais pas vu depuis Noel 2007. Je l'ai toujours un peu regretté et j'ai repris contact par courrier il y a 2 ans à l'occasion des voeux. J'ai reçu une réponse chaleureuse qui m'a fait très plaisir.
Mais cette année, à l'occasion de la réponse à mes vœux, j'ai appris que Jeannot nous avait quitté, le 10 Novembre, à l’hôpital de Fourvière. Il avait je crois une forme de leucémie depuis des années, et ne s'alimentait plus.


Cela me rend triste, avant tout parce que je l'aimais beaucoup. Et ensuite parce cela me rappelle des souvenirs d'un temps lointain et de plus en plus révolu. Jeannot qui était encore là l'année dernière ne l'est plus cette fois...

C'est la vie...Il avait 89 ans, ce qui est quand même un bel âge.

Bon vent, Jeannot !

Décembre 2007, Noel



mardi 16 août 2016

Saumur - La France des pays de la Loire

Les régions longeant la Loire sont parmi mes préférées en France. Certes, après certaines régions du sud ouest, mais présentant l'avantage d'être plus accessibles et plus près de Paris.
La Loire est souvent présentée comme un fleuve sauvage. Elle ne l'est, sans doute, ni plus ni moins que d'autres mais il est vrai que ses berges sont souvent laissées vierges et non bétonnées, et qu'une multitudes de bancs sablonneux et d'îles la caractérisent. Et bien sûr, les rois de France l'appréciaient pour son climat plus doux et y ont construit de nombreux châteaux dont la renommée est mondiale, ce qui donne aussi un cachet particulier à ces régions.

Cet été, comme nous avions aimé notre petit séjour à Montreuil Bellay à l'automne précédent et que nous avons eu l'opportunité de louer une semaine dans un club Belhambra, nous avons donc passé quelques temps à Saumur pour prolonger les vacances après un séjour bien agréable à Souston Plage.

Le logement était très sympathique, dans un bel environnement tranquille et verdoyant, le club un peu trop calme et avec peu d'animation. Nous avons découvert, point que nous n'avions pas compris à Souston, que le club enfant était inclus dans le tarif !
Idéal pour Lisa, pour lui permettre de voir un peu d'autres enfants et de faire des jeux adaptés, avec notamment une petite boum un soir de la semaine!
Idéal aussi pour nous pour nous permettre de faire certaines visites et activités que nous n'aurions pas pu faire sinon.

Bref: visite du château de Saumur, SUP (Stand up Paddle) et Canoe à Montreuil Bellay, visite du zoo troglodyte de Doué la fontaine, tournée des jolis villages du coin dont Le Coudray Macouard, sont autant de moments agréables vécus pendant ces vacances.


Vue de Saumur depuis la terrasse du château
La rénovation du château et en cours,
notamment la flèche dorée sur une des tours


Le zoo troglodyte de Doué la fontaine
























L'eau très présente, idéal pour le canöe, ou pour essayer le SUP dans un lieu calme et idyllique


Le Coudray Macouart: avec de nombreuses espèces botaniques dans les rues et le long des murs

Amusant de se promener dans les villages du coin !






vendredi 1 juillet 2016

Le chalet

Hier matin, en descendant du RER à la Défense je vois que j'ai reçu un SMS de papa. Je l'ouvre:

"Catastrophe. Le chalet a brûlé cette nuit frappé par la foudre. On est sous le choc".



Assez dur à assimiler dans un premier temps, assez dur à réaliser aussi.
Mais c'est ainsi: le chalet qui était un peu la maison de famille, construit dans les années 50 à l'emplacement d'une petite dépendance, agrandi deux fois, dans lequel j'ai passé au moins un mois et demi de vacances par an quand j'étais enfant...nous n'y retournerons plus, en tout cas il n'existera jamais plus tel qu'il était.

Tant de souvenirs dans cet endroit tranquille, reposant, dans ce bel environnement. Papy et Mamy, les apéros sur la terrasse, notre enfance, tous ces gens qui séjournaient régulièrement au chalet Rémy.
La neige et le froid l'hiver, le soleil brûlant l'été, l'air frais et le bruit des torrents, les sapins, les plaques d'ardoises, les cerisiers (qui n'existaient plus), les framboisiers, les myrtilles.
Les promenades dans la montagne, dans les forêts de sapins, les clôtures électriques, le terrain parfois marécageux, les vaches et leurs cloches, le mont Joly,  les parties de ping pong, les pistolets jouets d'enfant, les Super Picsou lus et relus années après années.

Les voitures et les chaînes l'hiver, les skis, les casiers, le calme sur les télésièges, la vue sur les pistes immaculées, le faux plat des bosses, les "oeufs" en plastique colorés et le téléphérique (maintenant complètement vintage) rouge.

Et le chalet, dans ces moindres détails, même des petits détails: le bruit du coucou, le bruit des portes de placards, des fenêtres, les bancs et les meubles en bois.

Il restera tous ces souvenirs.


J'ai pris ma dernière photo du chalet cet hiver. Vu de derrière avec le Chalet Rémy à droite qui heureusement n'a pas brûlé. Et cette belle vue sur le mont Joly.

La nouvelle voiture 4 x 4 aura servi un hiver...




Pas de Bordeaux

Voilà un moment que je souhaite quitter la région parisienne, souvent étouffante de monde et usante dans la vie quotidienne, quoique très belle.

Ce ne sera pas encore pour cette fois, pourtant l'occasion était quasi unique: un poste à Bordeaux, dans un groupe de BTP assez gros mais"familial" et donc sans la déformation actuelle de tous les grands groupes qui se "vendent" auprès des actionnaires.
Pas d'externalisation des compétences, les mains dans le camboui et la diversité des tâches, la même vision des choses, le pragmatisme, ces aspects que l'on ne trouve plus actuellement dans des grands groupes. Je m'y voyais bien.
En plus ils me laissaient de la souplesse sur le planning de déménagement, et le moment était idéal pour Lisa.

Une maison à Cestas, un lieu dans lequel on pourrait se croire en vacances toute l'année, 30mn de trajet au lieu de 1h, donc 1h de gagnée par jour aller-retour. Arcachon et l'océan à 30 ou 40 mn, enfin une maison, des températures plus clémentes, un changement de qualité de vie.

Mais les choses ne sont pas toujours aussi faciles, un déménagement en province n'est pas une mince affaire, et quand on est en famille cela devient encore plus compliqué. Il y a de nombreuses tâches qui peuvent faire peur au moment du déménagement. Et partir en province implique aussi quelques concessions en terme salarial. Et trouver du travail intéressant pour les deux.
En plus, avec la famille à Paris, le cap est difficile à franchir.

Alors, après de longs mois a réfléchir, faire des simulations, aller sur place, visiter des maisons et choisir un endroit, après quelques conversations téléphoniques et entretiens (mon premier entretien a eu lieu le 10/02...), après réflexion, la balance ne penche pas du bon côté: il faut que toute la famille veuille y aller et ce n'est pas le cas.

Bien sûr, pas facile à accepter, car au delà de ne pas aller à Bordeaux, ce qui n'est pas dramatique, je pense et je sens surtout que l'on ne partira jamais de Paris.

Par ailleurs je doute très très fort de retrouver un tel poste, en Province (et même à Paris d'ailleurs).

Car dans les grands groupes nous savons trop ce qui nous attend à terme: regroupements, déménagements des équipes de services dans des banlieues pas parmi les plus huppées, réorganisation, hyper spécialisation: la tendance est la même presque partout: objectif productivité, coûts déplacés sur les lignes "externes" (quoique du coup souvent plus cher!), perte significative de la diversité des tâches et de l'intérêt des postes, jugement et mesure sur des indicateurs chiffrés qui ne veulent le plus souvent rien dire et peuvent d'ailleurs facilement être "déformés" par nos partenaires externes ou par des collègues plus soucieux du paraître que du vrai résultat, de plus en plus de "livrables" à faire en powerpoint et autres documents redondants, mais sous 36 formes différentes, qui font que l'on a plus assez de temps pour le travail de fonds. Encore que certains individus (en général payés fort chers d'ailleurs) sont tout à fait à l'aise dans ce brassage d'air qui consiste à produire du vent, très joli, mais du vent quand même.

Alors certes pour l'instant ma situation est confortable à défaut d'être passionnante mais j'ai encore au moins 20 ans à travailler...

Aujourd'hui et après avoir attendu de nombreuses semaines, j'ai appelé mon correspondant pour lui dire. Il a semblé très déçu et m'a demandé si je ne pouvais pas encore y réfléchir en famille et tenter une dernière fois de convaincre.

Mais il ne faut pas forcer les choses et un moment donné acter d'une décision même si ce n'est pas celle que l'on aurait souhaité.

Donc pas de Bordeaux et pas de nouveau travail,..

Banc d'Arguin vu depuis la dune de Pilat