dimanche 20 juin 2021

Le festival des jardins de Chaumont sur Loire

Voilà maintenant longtemps que j'ai découvert le festival des jardins de Chaumont sur Loire, qui a lieu tous les ans dans le parc du château.

Il s'agit d'une "exposition" d'une trentaine de petits jardins chacun réalisé par des professionnels, sur un thème qui change chaque année. Je ne me rappelle plus si j'ai déjà fait un article dessus, sur ce blog, mais en tout cas nous y sommes allés cette année.

Aller voir ce festival est aussi l'occasion de se promener dans la belle région d'Amboise. Les rois de France ne s'y étaient pas trompés, il y fait bon vivre !

Cette année le festival avec pour thème: le biomimétisme au jardin. De plus en plus de jardins permanents prennent également place, et lorsqu'il fait chaud, il est bien agréable de se promener dans le vallon des brumes.

Chaumont et son château au bord de la Loire













Des jardins parfois curieux, mais moins cette année que d'autres !















Le château est également très beau














La vue sur la Loire depuis Chaumont


lundi 19 avril 2021

Promenade avec un âne

Nous avons profité des vacances de printemps, pendant lesquelles nous n'avons pas pu partir suite aux restrictions COVID, pour nous reposer et nous balader un peu. Il a fait un temps magnifique et une température encore clémente, ni trop chaude ni trop froide. Le rayon de 10km autour de Boisemont laisse quelques possibilités, et notamment celle d'aller dans la partie la plus proche du parc naturel du Vexin, dont nous sommes aux portes.

Il est donc possible d'aller se promener autour du château de Vigny, de passer devant le très beau mais privé château de la Villette, d'aller faire une petite visite aux serres du Vexin vers Sagy, de découvrir Vilennes sur Seine, de se promener dans les sentes des côteaux à Evecquemont, d'aller pique niquer sur l'île Nancy à Andresy, ou d'aller faire une promenade avec un âne vers Longuesse.

En ce jour, nous avions donc programmé une petite balade avec les "ânes du Vexin", dont le principe est de prendre un itinéraire avec la compagnie d'un âne de bat, qui peut porter un ou deux sacs, mais qui ne prend personne sur son dos. Après avoir eu droit à quelques explications sur la manière de se comporter avec un âne, nous voilà donc partis avec Balthazar pour une balade d'environ 4 ou 5 kilomètres, aux alentours de Longuesse et de Sagy.

Marcher avec un âne est une expérience amusante et rafraichissante. L'animal est assez calme et débonnaire, mais sait ce qu'il veut: qu'on le laisse manger tranquillement les herbes au bord du chemin. Il essaye donc de se déporter à droite, à gauche et, à la moindre inattention ou au moindre relâchement de son ou sa guide, se précipite sur la délicieuse verdure pour brouter à sa guise. Il faut donc rester calme mais avoir la main ferme, tout en acceptant quand même de s'arrêter un peu par moment.

Lisa a participé à cette forme de jeu, et poussait des "Non! Balthazar" lorsque notre compagnon du moment s'arrêtait pour manger. "Balthazar est accro à l'herbe" a-t 'elle même affirmé :-)

La compagnie d'un âne est agréable et presque apaisante, et quand nous avons recommencé à marcher seul après l'avoir ramené chez lui, nous sentions comme un vide: il manquait quelqu'un! Un poney est beaucoup plus énergique  à côté, comme nous avons pu le constater quelques jours plus tard. Balthazar restait calme en toute circonstance, même lorsque des gros chiens, dans le jardin d'une maison que nous avons longé, se sont mis à aboyer à son passage, essayant même de sauter par dessus la clôture: il s'en fichait complètement et n'était pas impressionné le moins du monde. Il paraitrait d'ailleurs qu'un âne peut être utilisé comme "chien de garde" contre les loups !

Ces ânes sont aussi souvent utilisés comme moyen de médiation avec des personnes handicapées ou en difficulté: responsabilisation, affection sans jugement. Marcher avec Balthazar dans les beaux paysages du Vexin, au bord des champs de Colza, nous a fait passer un très bon moment, à renouveler sans doute pour une balade un peu plus longue.










lundi 22 mars 2021

Quelques vues depuis ma fenêtre

 La crise COVID s'éternisant, le bon côté est que le télétravail continue, ce qui, je l'avoue, me convient parfaitement.

Même si ne pas voir mes collègues me manque (enfin, pour certains du moins), j'apprécie vraiment de ne pas avoir à prendre la voiture, le RER, à ne pas rejoindre l'environnement bétonné de la Défense. J'apprécie d'avoir à me raser moins souvent, de pouvoir mettre des T shirt qui n'ont pas besoin d'être repassés, de me changer moins souvent et prendre moins de douches (je me salis moins chez moi). En plus du transport, cela fait toujours un point de plus pour l'environnement.

J'apprécie bien sûr également de pouvoir me lever plus tard, en moyenne 3/4 d'heures, le matin, de pouvoir bouquiner tranquillement le midi avec mon café, de pouvoir faire du rameur ou d'aller courir le midi également.

Et surtout j'apprécie vraiment d'être isolé dans une pièce, sans passage, sans conversations des collègues à côté, sans bruit parasite. Bref, de pouvoir me concentrer sur mes tâches, de pouvoir avoir des réunions teams sans bruit ou conversation de fond qui sont très pénibles même avec un casque. Je pense de ce fait être beaucoup plus zen et bien plus efficace. En plus, teams permet vraiment de garder le contact avec les personnes que l'on apprécie et/ou avec lesquelles on travaille.

Par contre, j'apprécie un peu moins les réunions quasi systématiques le soir à 17h00, qui s'éternisent et dépassent systématiquement l'heure de fin prévue, et le fait que je termine souvent plus tard le soir. Mais bon, c'est aussi une question de discipline. Et globalement je me pose une question en ce moment: comment vais-je pouvoir reprendre le rythme d'avant et revenir au bureau, sans doute 3 jours sur 4 ? Je ne sais pas et je ne suis vraiment pas pressé.


Et au final, sujet de ce post, j'apprécie vraiment le fait d'être tranquille dans notre maison au vert, avec une belle vue sur les champs, les chevaux et la forêt, depuis la chambre où je travaille. Le matin, les levers de soleil sont souvent magnifiques.


En voici quelques échantillons pris en hiver:







samedi 16 janvier 2021

Neige à Boisemont

 Aujourd'hui, belles chutes de neige chez nous. tout est blanc et Lisa en a profité pour jouer dans le jardin avec la neige !!





vendredi 17 juillet 2020

Monde absurde ?

Le monde traverse actuellement une crise sans précédent avec la pandémie du COVID.
Partout, les gens ont été confinés. Les frontières ont été fermées, les chantiers arrêtés. Les entrepreneurs individuels ont été durement touchés.

Et le monde a pu se rappeler un peu, au moins temporairement, ce qui était important: être en bonne santé certes, mais aussi ne pas dépendre de cette mondialisation absurde, basée sur l'utilisation sans modération des énergies carbonées, pour survivre.
Le monde a pu voir aussi que moins prendre les transports et notamment l'avion pour aller à droite et à gauche était finalement bien possible, que certaines choses à laquelle nous accordons beaucoup d'importance étaient finalement assez futiles, et que la société qui portait au nues et valorisait certaines fonctions, notamment financières, en oubliait un peu certaines autres qui sont largement plus essentielles à la vie.

Personnellement, j'ai plutôt bien vécu cette crise. Nous avons eu beaucoup de chance: nous venions juste d’emménager dans notre nouvelle maison, et nous avons pu profiter de l'espace, de la verdure, de l'environnement préservé et non bétonné, et même du peu de monde pour pouvoir tout de même nous promener tranquillement aux alentours. Le télétravail s'est avéré autant efficace que moins stressant. Plus de transport, plus de béton à la défense, lien social préservé grâce à teams, bien plus de tranquillité pour avancer et participer aux réunions. Et le jardin pour préparer le potager, prendre l'air, profiter du vert.
Il parait que beaucoup se sont rendus compte qu'un appartement en pleine ville dans des rues bitumées n'était finalement pas si génial que cela...on se demande pourquoi!

Sans prétendre être devin, voilà des années que je le dis: dans notre société qui part de plus en plus en vrille, il va y avoir un vrai problème à un moment ou à un autre. Et quand cela arrivera, une chose sera importante: avoir un peu d'espace et de terre pour planter des trucs comestibles dedans !!!

Et encore, nous avons de la chance, car cette crise qui a des effets si dévastateurs, aurait pu être bien pire: si le COVID était encore plus contagieux, ou entrainait une mortalité élevée, les conséquences auraient pu être encore plus catastrophiques.

Voilà pourquoi je voulais avoir une maison et je suis bien content d'en avoir une, même si je me dis que le terrain, comme je le craignais, est juste par rapport à ce que voudrais, quoique en théorie déjà pas mal du tout si j'utilise bien l'espace et que j'accepte de réduire la surface de pelouse (je pense que je vais le faire petit à petit). Il me reste un peu d'argent de côté et j'ai plutôt envie de le mettre dans la terre plutôt que dans des actions...

Alors espérons que cette crise aura des effets durables dans les changements de mentalités, encore que malheureusement je n'en sois pas aussi sûr que cela. Les lobbies du plastique et le MEDEF essayent d'en profiter pour faire reporter les mesures liées à la transition écologique, sous prétexte qu'il faut relancer l'économie. J'ai été atterré de voir, même si je le savais déjà quelque part, que les agriculteurs ne trouvaient personne pour les récoltes, parce que les frontières étaient fermées et que seuls les étrangers font ces travaux. Quand on pense au taux de chômage en France, il y a là quelque chose qui est à la limite de l'admissible.

Du côté de Engie, le mot d'ordre est toujours de continuer sur la transition énergétique, mais le retour au bureau est bien d'actualité, et il n'est pas sûr que nous ayons plus de télétravail qu'avant. Pourtant quel gain: transports et pollution en moins, lien toujours présent, temps gagné, meilleure concentration, pas de masques à laver ou jeter. Efficacité et qualité de vie en plus.D'autres employeurs semblent avoir compris mais Engie...on verra.

En parlant de terre...Voilà, j'ai donc commencé un potager qui, je l'avoue, ne propose pas pour l'instant des rendements extraordinaires: quelques radis, 400 g de petits pois, 500 g de fèves, depuis que j'ai commencé...et les courgettes qui pour l'instant ne viennent pas (j'ai des jolies fleurs mais c'est tout).
J'ai déjà quelques pistes pour faire mieux l'année prochaine: potager plus au soleil, le paillage que j'ai activement commencé qui, petit à petit, va certainement faire son effet, le bêchage, le crottin de cheval, le compost, pincer le haut des fèves pour favoriser la fructification, etc...En tout cas le potager, à défaut d'être hyper productif pour l'instant, est joli. Et puis, les tomates, les pommes de terres, quelques salades, quelques essais de carottes, les courgettes et potimarrons, vont peut être finir par mûrir et l'automne, avec un peu de chance, sera plus productif.
Par contre, côté fruits, ce sera nettement mieux: 8 kg de cerises, pour l'instant environ 3kg de prunes mais au moins le double ou le triple à venir. Quelques petites fraises des bois et de framboises. Et côté pommes et poires, la récolte s'annonce fournie...de quoi faire pas mal de compotes pour l'hiver!!!
L'année prochaine on fera mieux aussi pour les cerises: les oiseaux et surtout les mouches, ont pas mal gâté la récolte, je pense qu'il y avait au moins 100 kg de cerises sur l'arbre.


vendredi 22 novembre 2019

Boisemont

Je suis dans le train pour Chateaudun, une ville ma fois assez jolie que j'ai découverte la semaine dernière. Je vais y chercher notre nouvelle voiture: une C4 Picasso haut de gamme, occasion récente!
Il fait beau et avant de commencer à écrire, j'ai passé une heure à regarder le paysage.
Cette façon de voyager en train est assez agréable en fin de compte. Le soleil naissant illumine les paysages de sa lumière dorée. Les habitations, les gares avec leurs quais bondés ou vides, les bois, les champs, les vallons défilent au gré de l'avancée du train. Le temps suspend son vol pour un moment privilégié qui permet de se reposer l'esprit.

Il y a longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog. Ces deux dernières années ont été assez dure à vivre. Par moment, j'avais plus l'impression de survivre que de vivre vraiment. Mais voilà quelques temps que je me dis qu'il faut que je recommence à écrire des articles.

Assia va un mieux et nous allons déménager: une maison à Boisemont, aux portes du parc du Vexin, un endroit où nous avions déjà fait des visites avant de venir à Saint Maurice. Ce ne sera donc pas la vallée de Chevreuse ou Fontainebleau, mais le Val d'Oise m'attirait également depuis un moment. Le RER A ne sera pas loin, et c'est quand même le mieux au niveau transports.
Nous y avons trouvé une maison en parfait état, sur un terrain certes un peu plus petit que ce que j'aurai souhaité pour faire un vrai projet permaculturel, mais qui fait tout de même 855 m2.
Nous déménageons dans un mois pile, le 21 décembre, un peu avant Noel. C'est pour cela que nous avons besoin d'une seconde voiture.

C'est un changement de vie qui s'annonce: Assia va reprendre le travail, Lisa va aller dans une petite école de village, et surtout nous vivrons dans un environnement rural, avec un jardin dont nous pourrons nous occuper! Changement pas complet bien sûr: je continue mon travail chez Engie dans un environnement qui devient de plus en plus absurde, mais  c'est vraiment une réelle amélioration de cadre de vie qui s'annonce.

Autant, en m'installant à Saint Maurice, je n'envisageais pas d'y rester très longtemps, autant à Boisemont, je crois que nous avons franchi une autre étape et que nous allons y rester longtemps.
Peut être le prochain déménagement, s'il a lieu , sera à la retraite et pas avant...nous verrons.

En attendant, nous allons profiter de ce jardin, de la forêt de châtaigniers et de chênes juste à côté, de la vue sur les chevaux, de l'air forcement plus pur qu'à Saint Maurice (avec peut être quand même un peu de pesticide des champs alentours...),
Et je suis vraiment certain que cela fera du bien à tout le monde. Pour moi c'était devenu vital.

Quelques photos de notre futur environnement !





vendredi 18 mai 2018

Picpus

J'ai vendu le 2 pièces à Picpus aujourd'hui, 22 ans après l'avoir acheté. Au fils de mon ancienne voisine, Frédéric Griffon, qui le connait depuis plus longtemps que moi, et qui y passait du temps chez les précédents propriétaires.
Cela fait bizarre bien sûr, après y avoir habité 15 ans et avoir quand même un certain attachement à ce lieu: le 75 boulevard de Picpus à Paris, mon ancienne adresse, n'est plus un endroit où j'ai un bien immobilier.
Mais ce qui me fait le plus bizarre, c'est de se rendre compte du temps qui a passé: presque la moitié de ma vie. Mon acheteur lui aussi semble avoir eu le même sentiment...mais c'est comme cela.

(Accessoirement, le montant des taxes à verser (pas loin de 10% de la valeur du bien) à titre de plus value me reste en travers de la gorge. Le racket inadmissible de l'état est dur à digérer, quand je vois le temps que l'on met à mettre un tout petit peu d'argent de côté. Si au moins on était sûr que c'est bien employé)

Une page se tourne donc. Mais une chose est certaine, aujourd'hui je ne pourrais absolument plus vivre dans cet endroit: j'aspire vraiment, à présent, à plus de calme et de verdure. Moins de monde et de folie, plus de ce milieu urbain bétonné, bitumé de partout, avec autant d'agitation et de monde.
Des fois, j'ai l'impression d'étouffer un peu à Saint Maurice, mais c'est pourtant déjà beaucoup mieux que Paris.

C'est peut être aussi un peu cela mon regret: ne pas être allé plus tôt vers plus de nature et vers un terrain à vivre. Cela devient encore de plus en plus évident avec cette prise de conscience et ce déclic permaculturel. Mais c'est ainsi et il faut plutôt penser maintenant à aller de l'avant.

Adieu donc, appartement qui n'est plus à moi.