samedi 3 janvier 2015

Fontainebleau - Le château des rois

Je parlais dans un autre article, de ces nombreux coins magnifiques que l'on peut trouver en région parisienne,

L'endroit de notre première escapade à deux en île de France, à l'occasion d'un de mes anniversaires, c'est Fontainebleau.
Au sud de la Seine et Marne, c'est devenu notre destination préférée pour passer un WE d'évasion.
Entre la forêt, l'une des plus connues de France, unique avec ses rochers, ses bancs de sable, ses multiples randonnées, et entre les villages alentours, avec leurs maisons de rêve en bordure de forêt (Barbizon) ou de la Seine (Samois), ses autres villages un peu plus au sud (Moret sur Loing), il y a vraiment de beaux endroits à voir.

Mais ce qui rend également Fontainebleau si particulier, c'est son château. Souvent connu uniquement pour son fameux escalier en fer à cheval, mais finalement moins souvent apprécié à sa juste valeur dans l'ombre de Versailles, c'est pourtant le château des rois. Un château chargé d'histoire,  et cela depuis beaucoup plus longtemps.

Le château de Fontainebleau (2011)




















Des bâtiments y existent depuis Saint Louis, mais c'est surtout sous François 1er, que le château a commencé à prendre forme. Promettant au peuple de France de passer plus de temps vers Paris et un peu moins vers la Loire, François 1er a donc décidé de s'installer à Fontainebleau pour sa proximité avec Paris, et aussi pour être au coeur d'une magnifique forêt, le roi étant un grand amateur de chasses, auxquelles il passait un temps considérable!

Galerie François 1er

Faisant venir des artistes italiens très doués, qui ont travaillés des décennies à l'architecture et la décoration du château, il a ainsi contribué à la création de la fameuse école de Fontainebleau. Par la suite, des artistes français de renom prendront le relais, et les rois vont se succéder et apporter chacun leur pierre à l'édifice que nous connaissons aujourd'hui. Y compris d'ailleurs Louis XIV, son successeur Louis XV, et bien entendu Napoléon Bonaparte qui avait une affection particulière pour cet endroit, et dont l'histoire est très liée au château.

Galerie des cerfs (depuis l'extérieur)

La visite comporte de nombreux points d'intérêt. Quelques galeries dont la galerie François 1er, la galerie des cerfs, la galerie de Diane. Une église. L'aile Louis XV comporte un théâtre qui a dans les 150 ans, qui vient d'être entièrement restauré. Nous avions d'ailleurs eu la chance lors d'une visite précédente, de le voir avant sa restauration, dans son état initial. Et c'était extrêmement touchant d'être dans un lieu tel que venant directement de cette époque, comme en sommeil sous le poids des ans, comme un témoignage d'un lointain passé. Il y a également le musée chinois qui contient bon nombre de pièces "rapportées" par Napoléon lors de ses campagnes, et qui a d'ailleurs été cambriolé il y a peu. Peut être certains chinois ont ils voulu récupérer ce qui était auparavant à leur pays ?

Le petit théâtre Napoléon III, refait à neuf, porte maintenant officiellement le nom d'un Cheik mécène...

On pourrait s'étendre très longuement sur ce château, mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui. Je pense à cet endroit que j'aime beaucoup, et à cette petite ville presque comme une ville de province, également très belle, animée comme souvent les villes à château, où il est agréable de se promener, d'aller au restaurant, de faire quelques magasins sans la pression parisienne, d'admirer quelques beaux bâtiments tout en sentant en permanence, même sans les voir, la présence de cette forêt, de ce château et de cette histoire.

Dommage que ce soit quand même un peu loin pour les trajets quotidiens. Dans l'absolu pas tant que ça si nous travaillions vers Gare de Lyon, mais ce n'est pas le cas. Sinon, nous pourrions sérieusement envisager de vivre là bas...

mardi 23 décembre 2014

Lisa et la magie de Noel



Oh le sapin ! il est allumé le sapin !




Sur les genoux de papa Noel




Ho, ho, ho ! Reprise de petit papa noel à la guitare folk



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lundi 13 octobre 2014

Le Mariage de Tonton Lamine

Retour en Algérie, 1 an après, chez Papy et Mamy.

Nous avons pris l'avion avec Papa et Maman, ça m'a paru long, très long. Papa et Maman voulaient que je reste sur leurs genoux et moi, je préférais largement me faufiler par terre à leur pieds, ce qui n'avait pas l'air de leur plaire. Les bébés sont vraiment victimes des pires incompréhensions !

Cette année, c'était une occasion spéciale: le mariage de Tonton Lamine ! Alors la semaine précédente était aussi un peu spéciale, avec les derniers préparatifs: rangements, nettoyages, commandes et livraison de pâtisseries, recherche des tenues (et oui il en faut plusieurs) à mettre le jour J, et quelques réunions traditionnelles, dont une exclusivement entre femmes pour finir d'installer le futur nid douillet des futurs mariés.

Enfin, le jour J, les femmes sont parties un peu plus tôt à la salle des fêtes, Papy a couru un peu partout (il n'a même pas eu le temps de manger!) pour emmener et aller chercher tout le monde, Tonton et Papa sont restés pour accueillir des invités, et prendre quelques boissons (sans alcool, hein, Papa n'aime pas ça de toute façon). Puis tout le monde est parti et je suis resté avec Papa, qui n'allait pas à la fête, réservée aux femmes (enfin il aurait pu rester en dehors de la salle mais il est resté à la maison finalement).

Enfin, Tata Latifa est venue me chercher avec son chauffeur, et c'est ainsi que je suis partie moi aussi à la salle des fêtes.
Arrivée là-bas, j'ai été un peu surprise du monde et du bruit, mais après je me suis bien détendue et j'ai dansé, sur la piste et dans les bras des Tatas.

Le feu à la piste de danse


Et j'en connais deux qui se sont bien amusés avec moi, ils ont l'air contents hein ?
Brochette de grands cousins et cousines.


Tonton Lamine et Tata Sabrine étaient tout heureux, ils sont mignons non ?

Alors, où ais-je mis les alliances ???


Vivement le prochain mariage que je puisse encore me lâcher sur les pistes de danse !!!!
En tenue avec maman, et derrière le trône pour le roi et la reine du jour.




mardi 30 septembre 2014

Horizon de sable - WE en baie de Somme

En ce début d'automne, nous profitons de la venue des parents d'Assia pour quitter, le temps d'un WE, Saint Maurice et faire en escapade en baie de Somme.

Marées, plages sauvages et étendues, vent vivifiant du large, chars à voile, oiseaux de mer, impression d'espace sont propices à un grand bol d'air. Nous avons visité le Crotoy, où nous avons vu l'estuaire à marée basse, Saint Valéry sur Somme, la plage de Quend où je suis allé enfant et dont je garde quelques souvenirs (j'y suis retourné depuis pour faire du char à voile mais l'absence de vent ne me l'avait pas permis).

Promenade sur la plage de Quend avec bébé Lisa

Les chars à voile, plage de Quend


La région est très belle. L'architecture rappelle un peu l'autre côté de la Manche. Cela n'a d'ailleurs rien d'étonnant quand on sait que de nombreux échanges commerciaux avec l'Angleterre ont eu lieu par le passé. Edouard III a même habité la région un moment, qui a été sous domination anglaise pendant une partie de la guerre des 100 ans.

Saint Valéry sur Somme

Saint Valéry sur Somme























Avant de rentrer sur Paris, nous sommes passé au Touquet, autrement appelé Paris plage. Il y a là effectivement une vraie plage, l'une des plus spacieuses que j'ai jamais vu, et qui n'a rien à voir avec le Paris plage des voies sur berges.

Pâtés de sable et coquillages sur la plage du Touquet

Immensité de sable et de courants d'eau, colonies d'oiseaux de mer. Plage du Touquet


Le front de mer est malheureusement assez laid avec de grands immeubles, mais il y a des quartiers assez sympathiques, avec de bien belles maisons.

Petites "bicoques" au Touquet

En résumé, La baie de Somme est une région à peine plus loin de Paris que la Normandie, mais moins fréquentée des parisiens le WE, et plus dépaysante. C'est donc une alternative à conseiller.



dimanche 17 août 2014

Le mont Joly

Dans un article du blog, l'année dernière, je regrettais de ne pas avoir pris le temps de refaire une randonnée jusqu'en haut du mont Joly, la dernière datant d'il y a quelques années.
Cette fois-ci, j'étais bien décidé à ne pas laisser passer les vacances à Saint Gervais sans y aller !

C'était mal parti au début avec le mauvais temps, mais heureusement, les derniers jours ont été ensoleillés: l'occasion était trop belle, et papa serait du voyage.

Nous avons choisi de partir en début d'après midi, depuis le mont d'Arbois (1833m), point central des pistes l'hiver, et accessible en télécabine, ce qui raccourci un peu l'aller et permet de voir le mont Joly sous un autre angle. Et surtout, le mont d'Arbois a ceci de particulier que, bien qu'il soit moins haut que le mont Joux (et que le mont Joly), la vue a son sommet est particulièrement belle et panoramique.

Depuis le mont d'Arbois, la chaîne du Mont Blanc


L'aiguille de Bionnassay (4052m) et, juste derrière, le Mont Blanc (4810m)
Nous longeons la crête vers le mont Joly, et passons par le mont Joux. Un chantier y est en cours: la construction d'un lieu appelé "la folie douce". Ce concept existe déjà dans d'autre stations. Il s'agit plus ou moins d'un cabaret / boîte de nuit en plein air, qui fonctionnera pendant la journée pour les skieurs. On se demande vraiment ce qu'un tel endroit vient faire au milieu de la montagne, dans un lieu magnifique: le bâtiment est très imposant vu du Bettex, il défigure la ligne de crête. Comment le maire de Saint Gervais a pu autoriser cette construction? Qu'est ce que cela va donner lorsque la musique sera diffusée à plein tube, et que cette folie pas si douce renverra sur la piste des skieurs un peu trop alcoolisés (et oui, il n'y a pas de contrôle d'alcoolémie sur les pistes)? N'importe quoi...en tout cas c'est mon avis.


Enfin, passons cet épisode peu intéressant (et heureusement assez marginal) de notre périple. Du mont Joux nous fondons sur notre objectif. Le chemin redescend sur un dénivellé d'une bonne centaine de mètre: dommage, il va falloir les remonter ensuite...Nous commençons à réfléchir à notre trajet: allons nous passer par le bord gauche du mont Joly, ou par le flanc? Comme nous n'avons jamais pratiqué le chemin du flanc, nous décidons de l'essayer.
Nous croisons des vaches, et leurs cloches aux tintements si caractéristiques. Mais nous entendons d'autres cloches au loin, et je m'aperçois que de multiples tâches blanches constellent le flanc du Mont Joly. Une observation aux jumelles me confirme ce que je pensais: il y a plein de montons sur cette montagne. Ce n'est donc pas une montagne à vache, mais plutôt une montagne à moutons!

Mont Joly: attends nous on arrive ! Le sommet c'est le dôme au milieu de la photo.

Nous continuons à approcher du Mont Joly, De ce côté-ci il est vert, mais il faut savoir que de l'autre côté, vu depuis les Contamines, il est différent, beaucoup plus caillouteux, avec des rivières d'ardoise, et impraticable à pieds.
Passant devant le refuge, en bas à gauche du mont, nous choisissons donc comme prévu la route du flanc (ou de la panse, dirons certains), et entamons, au pas de montagnard, le gros du dénivellé.

Nous prenons en photo au passage quelques moutons que nous pouvons voir maintenant de très près, et profitons également du paysage.

Pause réhydratation, avec un beau panorama ! Plus bas, le bois d'Hermance.


























Après avoir grimpé le flanc, nous arrivons sur ce que j'appelle le plateau, la partie haute du mont qui est plate. Nous la parcourons, puis il ne nous reste qu'à monter le dôme très pierreux.
Encore quelques efforts, nous avons du mal a retrouver un passage, car nous sommes sans doute partis un peu trop à droite. Bizarre car je n'avais pas eu de difficulté les autres fois. Le sentier est un peu étroit par moment et il ne faut pas trop regarder en bas, mais finalement nous trouvons le dernier passage vers le sommet, et marchons jusqu'au cairn tout en haut. Ca y est nous y sommes. Arrivée à 2525 mètres.

Le cairn du sommet et la chaîne du mont blanc
Pile en face de la chaîne du mont blanc, le mont Joly est sans doute le meilleur et le plus haut point de vue de l'autre côté de la vallée. On y voit également des montagnes un peu plus lointaines, par exemple le Mont pourri (3779m) qui est situé plus au sud, dans la Vanoise.

Le mont Pourri: drôle de nom...





















Nous mangeons non sans délectation 2 oursons lulu chacun, et prenons un peu de repos. Il est temps de redescendre pour arriver avant la nuit...
Nous ne reprendrons pas le même chemin, puisque nous descendons en passant par la crête vers le nord, direction les Communailles (la route que j'avais prise lors de ma dernière montée). La descente sera assez longue. Malheureusement je constate que de plus en plus de clôtures et autres barrières constellent le chemin, alors qu'il n'y en avait pas par le passé. elle se contournent mais compliquent un peu la tâche.
De plus, les pluies des jours précédents ont laissé un terrain encore un peu humide et donc glissant: il convient d'être prudent dans les pentes. Il commence à faire assez sombre, nous arrivons presque aux Communailles où maman vient nous chercher en voiture pour raccourcir un peu le retour. Un bon repas nous attend.

La redescente par la crête, le Dechappieu puis les Communailles. Plus bas on voit Saint Gervais les bains

samedi 9 août 2014

Les Bastides


La région du sud ouest, une des plus belles qui soient en France, a une place particulière dans mon coeur. 

Je suis allé plusieurs fois dans le Tarn et Garonne et j'ai été marqué par les reliefs de la Lomagne, par les champs de tournesols, les vergers, les rivières, les canoes vers Saint Antonin noble val.
Nombreux sont les villages fortifiés en hauteur, les maisons en pierre de taille à ogives, les châteaux, J'ai visité le musée du miel de Gramont, la ferme des étoiles de Fleurance. 
Puicelsi, Bruniquel, Cordes sur ciel, Albi, Moissac, La Francaise, et un peu plus haut, Cahors, Saint Cirq Lapopie au bord du Lot, Martel, sont autant d''endroits magnifiques. 

Et le Périgord, magnifique: le château de Beynac-Et-Cazenac, La Roque Gageac, Sarlat, les jardins de Marqueyssac,le kayak sur la Vézère, ces endroits jalonnés par des sites préhistoriques qui font réfléchir sur notre insignifiance devant le poids du temps et de l'histoire, et sur nos conditions de vie actuelles.

Magnifiques l'été, ces régions sont très touristiques mais restent beaucoup plus agréables qu'un bord de mer bondé. Elles permettent aussi de se rendre compte de la richesse historique, culturelle, et de la beauté de la France (sans vouloir être chauvin). D'ailleurs, elle sont très appréciées des étrangers, et notamment des Anglais. Il faut dire que ces derniers ont une relation particulière avec elles, de par l'histoire,


Pourquoi cette longue introduction? parce que justement cette année nous sommes retournés dans le sud ouest, dans un département que je ne connaissais pas, juste au sud de la limite du Périgord: le Lot et Garonne.

Ce département, comme d'autres dans le sud ouest, compte bon nombre de Bastides. 

Ces villes médiévales, qui datent environ du 12eme-13eme siècle,  étaient à l'époque un prototype de ville moderne, qui permettait d'établir un lieu regroupant une organisation commerciale, politique, agricole. Architecturalement, elles sont connues pour être bâties autour d'une place centrale carrée ou rectangulaire, entourée d'arcades et comportant parfois une halle. Les rues suivent le plus souvent un plan bien défini en quadrillage. Les maisons sont en pierre, avec souvent des portes et fenêtres en ogive, la chaussée est en terre ou en pierre (le plus souvent en pierre de nos jours). Plusieurs centaines ont été construites et il en reste beaucoup.

A Monflanquin, à côté de l'une des bastides les plus réputées (que je ne connaissais pas avant...), nous avons trouvé un lieu de vacance assez calme et agréable, au bord d'un petit lac, avec bien entendu l'inévitable, et inévitée, piscine. Nous y avions une terrasse pour déjeuner et diner lorsque le temps le permettait.
Lisa admire les jeux de lumière des vitraux. Eglise de Monflanquin
Le lac de Coulon, au bord duquel se trouve le pierre et vacances
La piscine pour Lisa et Maman. Lisa aimait beaucoup (un peu trop) le pédiluve...
En dehors de ces journées passées à flâner (enfin, flâner, c'est vite dit, car surveiller Lisa au bord d'une piscine, ce n'est pas de tout repos), nous avons fait quand même quelques visites agréables. Nous allions nous promener à Monflanquin, juste à côté, faire les boutiques, se balader dans les rues, profiter (2 fois), du marché hebdomadaire des producteurs locaux pour dîner de magrets de canards et autres spécialités locales, sur les grandes tables aménagées pour l'occasion, discutant de nos vacances et de la région avec nos voisins, dans une ambiance toujours conviviale et bien loin de la froideur parisienne.

Une rue menant à la place centrale de Monflanquin, un soir de marché gourmand...
Nous avons également visité d'autres villes et villages. Bon, d'accord, la "bodega" de Villereal ne nous laissera pas un souvenir impérissable: beaucoup de bruit, beaucoup de jeunes (pas un problème en soit), mais surtout beaucoup d'alcool. On a testé, on saura à quoi cela ressemble: nous sommes vite rentrés à la maison...
Par contre, Villeneuve sur lot, Pujols, Penne d'agenais, Cancon et, un peu plus au nord, Monpazier, méritent le détour. Et dîner aux pieds du château de Gavaudun, lors d'une soirée gourmande, en discutant avec des bretons fort sympathiques, permet de passer un très bon moment, loin, bien loin du quotidien parisien (j'y reviens toujours...).


Monpazier, dans le Périgord

Monpazier

Pujols, très joli village tout de maisons en pierre

Le château de Biron, également, nous a surpris par son excellent état, et la visite nous a bien plu.


Princesse Lisa se promène dans la cour de son château

Une vue des remparts du château de Biron

De beaux souvenirs en plus du sud ouest, à ajouter aux autres !

dimanche 20 juillet 2014

L'abbaye des Vaux de Cernay

Je dis souvent que je suis fatigué de vivre à Paris: trop de monde, trop de bruit et de pollution, trop de circulation, des gens fermés, stressés et agressifs.
Pourtant, au delà des tracas épuisants de la ville, la région parisienne est très belle, géographiquement et culturellement. Elle présente des lieux grandioses, reposants, et propices au rêve.

L'abbaye des Vaux de Cernay est de ces endroits.

Située en vallée de Chevreuse, pas très loin de Rambouillet, elle a été fondée au début du douxième siècle, sur des terres marécageuses et inhospitalières. Les moines ont su néanmoins aménager l'endroit, et l'abbaye, grâce à de multiples dons, est devenue très prospère.
Elle  a connu ensuite, après la guerre de cent ans, et surtout après la révolution (...), des moments beaucoup plus sombres. Puis elle a été restaurée. Depuis la fin des années 80, elle a été réaménagée et est devenu un hôtel de charme.

Il faut choisir un beau week end d'été, et aller passer une ou deux nuits là-bas.
La route qui y mène traverse la forêt. Presque à l'arrivée, elle longe l'enceinte du domaine de l'abbaye. Arrivé au porche, nous pouvons rentrer en voiture, en prenant une petite route pavée qui longe des maisons. Puis au bout de cette petite route, on traverse un nouveau porche et l'abbaye apparaît alors dans toute sa splendeur. Le parcours qui mène au lieu de stationnement est étudié pour nous faire admirer ce bâtiment et ce lieu que l'on découvre, impressionnés.


Ensuite, ce seront promenades dans le parc, autour de l'abbaye et pour aller admirer les ruines de l'église, farniente dans les magnifiques salles, aux murs recouverts de panneaux de bois sculptés. Le soir, dîner dans la très belle salle gothique, avec un service de grande classe et des mets raffinés et excellents.





























Après une nuit paisible dans une chambre calme, avec parquets et décorée à l'ancienne, les jacasseries des oies du domaine vous réveilleront peut être au petit matin, mais qu'il sera agréable alors de regarder le parc et son lac par la fenêtre, et de profiter de ces moments.















Au-delà du domaine, la vallée de Chevreuse renferme également d'autres lieux qui font rêver, des endroits où je rêve d'habiter. Rambouillet, Dampierre, Chevreuse, des maisons au détour des forêts, des combes et vallées verdoyantes, des ruisseaux, des étangs...